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Lorsque les maux de tête ont la tête dure

Présenté par le Centre de Santé chiropratique Lebourgneuf

Qui n’a jamais expérimenté un épisode de mal de tête? Fatigue, stress, consommation d’alcool, alimentation trop lourde, travail prolongé qui exige un haut niveau de concentration, sinusite… autant de facteurs susceptibles de déclencher ce symptôme douloureux chez la plupart des gens. On se repose, on attend que ça passe (en bougonnant un peu) et tout revient généralement à la normale dans les heures qui suivent. Pour certaines personnes, cependant, la « normale » est justement d’éprouver un mal de tête, et ce, presque de manière continue. Du lever jusqu’au coucher (et parfois même durant la nuit!), elles ressentent systématiquement une douleur, laquelle varie parfois en intensité bien qu’elle demeure tout de même présente. Dans d’autres cas, les épisodes de maux de tête sont tellement rapprochés que la personne ne bénéficie que d’intervalles temporaires entre deux crises. Faut-il se résigner à vivre ainsi ou existe-t-il une solution?

Déclencheurs, aggravants ou causes initiales?
Les personnes qui souffrent régulièrement ou continuellement de maux de tête se cassent généralement la tête (rendues à ce stade, un peu plus, un peu moins…) afin d’essayer de comprendre d’où provient le mal qui les assaille. Ce faisant, elles en viennent habituellement à identifier certains facteurs déclencheurs ou aggravants qu’elles confondent souvent avec la cause initiale. Ainsi, certaines accusent les odeurs, le bruit, quelques aliments comme le fromage ou le sucre, la lumière vive, etc. d’être à l’origine de leur problème, ce qui est pourtant rarement le cas. Certes, ces facteurs peuvent déclencher ou aggraver une crise déjà présente, mais ils n’en sont généralement pas la source.

Lorsqu’on parle de maux de tête sévères ou très fréquents, on retrouve deux catégories principales : les migraines et les céphalées de tension.

Les migraines sont caractérisées par des douleurs intenses qui se manifestent habituellement d’un seul côté de la tête. Il n’est pas rare qu’elles soient associées à une amplification de la sensibilité d’une perception sensorielle : les odeurs, les bruits ou la lumière vive deviennent alors intolérables! Dans bien des cas, le mal de tête est insupportable et il peut être accompagné de plusieurs autres symptômes, tels que des étourdissements, des nausées avec ou sans vomissements, une fatigue extrême, une grande difficulté de concentration, des sueurs froides, une sensibilité de la peau, des douleurs musculaires ou articulaires. La migraine est généralement provoquée par une vasodilatation excessive de certains vaisseaux sanguins de la tête, laquelle suit généralement un épisode de vasoconstriction tout aussi excessive. C’est durant cette vasoconstriction que les migraineux sentent parfois venir la crise même si, à ce stade, il n’est généralement pas question de douleur. La vasoconstriction limite l’apport sanguin au cerveau, et donc celui de glucose, son principal carburant, ce qui provoque un état de sensation d’être absent, déconnecté, incapable de réfléchir efficacement. Cette fluctuation vasoconstriction/vasodilatation provient de l’action de prostaglandines (genre d’hormones) qui sont alors sécrétées en trop grandes quantités. C’est cette sécrétion qui occasionne également tous les autres symptômes associés. Et c’est ce qui explique pourquoi les femmes sont plus sujettes à souffrir de migraines à certains moments de leur cycle menstruel, ces prostaglandines étant déjà abondantes durant ces périodes.

De son côté, la céphalée de tension est habituellement d’origine musculaire et/ou mécanique. Un stress ou un faux mouvement peut occasionner la contraction exagérée d’un muscle qui se situe dans la nuque ou le cou et c’est cette contraction qui entraîne une réaction douloureuse du ou des nerfs environnants. La personne ressent habituellement deux zones de douleur : une tension dans la nuque et une irradiation névralgique dans la tête. Lorsque la céphalée de tension devient presque chronique ou à tout le moins très fréquente, il y a tout lieu de croire qu’un déséquilibre mécanique, une subluxation des premières vertèbres cervicales, soit à l’origine de la contraction musculaire excessive.

La pièce maîtresse du « casse-tête »
Si nous reprenons les deux causes principales des maux de tête sévères ou fréquents, surplus de production de certaines prostaglandines et tension musculaire exagérée, pouvons-nous établir un lien causal? La production de prostaglandines tout comme la contraction musculaire sont orchestrées par l’action du système nerveux. C’est ce dernier qui dicte les paramètres métaboliques selon lesquels notre corps doit réagir, en fonction des circonstances présentes.

Maintenant, supposons qu’une subluxation vertébrale (léger désalignement vertébral) soit présente dans la portion supérieure de votre colonne vertébrale. Comme nous l’avons vu, de manière directe, ce désalignement peut être à l’origine de la contraction musculaire qui crée la céphalée de tension. La correction de cette subluxation risque donc d’avoir un impact positif plutôt rapide sur la douleur ressentie.

Dans le cas d’une surproduction de certaines prostaglandines, et donc des migraines, comme nous savons que le système nerveux joue un rôle de premier plan dans la régulation de ces hormones, nous avons donc tout intérêt à corriger toute subluxation vertébrale présente puisqu’elle est susceptible de nuire à son bon fonctionnement. L’équilibre hormonal (et donc aussi des prostaglandines) étant un système très complexe, il est possible que, dans ce cas, les résultats positifs prennent un peu plus de temps avant de se manifester. Généralement, le patient observe des améliorations graduelles, les migraines étant de moins en moins sévères et/ou de moins en moins fréquentes, jusqu’à disparition totale dans certains cas.

Si vous connaissez quelqu’un qui souffre de maux de tête sévères, n’hésitez pas à lui parler de la chiropratique. Cette information pourrait peut-être changer sa vie!

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